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rosier rouge - Page 18

  • LES RENDEZ VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE PARTAGEEE ENTRE LE CULTUREL ET LA POLITIQUE

    Parmi les événements de ce week-end, le Théâtre le Vanves a fait le plein (à craquer) pour le lancement de « Ma gang de Montréal » dans le cadre du festival Artdanthé Vendredi dernier avec notamment  « la pudeur des icebergs » de Daniel Léveillé  qui est l’une des œuvres repéres dans le parcours de ce chorégraphe et pédagogue reconnu internationalement. Le lendemain, le Conseil municipal des Jeunes et le Conseil des Seniors organisaient à la sortie de SuperMarket, d’Intermaché, de Franprix une collecte pour Les Restos du Cœur.  Enfin Dimanche a été très politique : La section UMP de Vanves a finalement affrêté 3 cars pour amener militants et sympathisants assister au meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte. La candidate EELV/PS aux légistatives, Lucile Schmid devait participer, avec Eva Joly, , à la chaîne humaine entre Lyon et Avignon à l’initiative de l’association « sortir du Nucléaire », dans ce couloir Rhonien où sont concentrés beaucoup de sites nucléaires (6).

    Comme le reconnaissaient les commentateurs, alors que 6 semaines nous séparent du 1er tour, la campagne a pris un rythme d’Avril avant l’heure, tant au plan national que régional ou local. Cette semaine, l’UMP Vanves organise un diner débat avec le député européen Philippe Juvin (Lundi), les socialistes vanvéens devraient participer au meeting politique organisé par le PS de Paris sur le logement avec Bertrand Delanoë et Marie Noëlle Lienemann (Mardi) au gymnase Mouchotte tout prés de Vanves dans le XIVéme arrondissement. Enfin, beaucoup de militants du FdeG vanvéens devraient participer Dimanche prochain au meeting de Jean Luc Mélenchon à la Bastille.

     

    Lundi 12 Mars 2012
    A 20H au restaurant L’Etoile du Bonheur :
    Dîner débat UMP avec Philippe Juvin, député européen et Maire de la Garenne Colombes en présence d’Isabelle debré, 1ére adjointe au maire de Vanves et Sénateur. 

    Mercredi 14 Mars 2012

    A 9H au CAUE 92 : Journée d’information sur le théme « construire autour des gares »  du Grand Paris Express. Cet organisme rattaché au Conseil Général des Hauts de Seine dont le siége est situé au Clos Montholon organise régulièrement de telles réunions d’informations à destination d’élus et de fonctionnaires de l’administration locale.

    A 19H30 à Panopée dans le cadre d’ArtDanthé (ainsi que le 15 Mars)  : «  4 quArt » de la compagnie la 2iéme porte à gauche » qui essaie de rendre la danse « appétissante » en produisant des événements de danse visant à rejoindre autant un public averti que néophyte. « Un spectacle  très rock’and roll, avec beaucoup d’effets de lumière et visuel » que recommande Tristan Barani aux néophytes vanvéens.

    A 20H30 à l’église Saint François : A l’occasion des 25 ans de la reconstruction de l’église Saint François d’Assise, 4éme conférence consacré à la découverte de ce saint  sur le théme : « Saint François d’Assisde, une spiritualité de la création pour notre temps » avec le frére Pascal Aude, franciscain qui fait des recherches théologiques sur « nature et création »  et François Papy, chercheur en agronomie

    A 21H30 au Théâtre le Vanves dans le cadre d’Artdanthé  (Ainsi que le 15 Mars) : « Un homme et une femme » de la Compagnie Systéme D, crée et interprêtée par  Dominique Porte & Alain Francoeur. « Cette œuvre contemporaine apparait come une métaphore des rapports humains acuels, où le désir de rencontre de l’autre alimente la peur de perdre sa propre identité ».

    Jeudi 15 Mars 2012

    A 9H30 au Rosier Rouge : Première journée des Rencontres Nationales des Etablissements de la Fédération Nationale des établissements d’accueil pour familles d’hospitalisés avec signature d’une convention avec La Ligue Nationale contre le Cancer

    Vendredi 16 Mars 2012

    A 9H30 au Rosier Rouge : Seconde journée des Rencontres Nationales des Etablissements de la Fédération Nationale des établissements d’accueil pour familles d’hospitalisés

    A 10H au Parc des expositions  (jusqu’au 19 Mars) : Salon du Livre où la Région Ile de France dispose d’un stand.

    A 14H à Saint François : Braderie aux vêtements   

    Samedi 17 Mars 2012

    A 10H Et à 14H à Saint François : Braderie aux vêtements

    A 19H30 à Panopée dans le cadre d’Artdanthé : « Le hasard à jamais s’exile » création de Nostell, chantier, musicien et performeur qui se produit en duo  avec Clémence Galliard, danseuse avec laquelle il collabore sur le plateau du dernier spectacle de Philippe Découflé « Octopus ». C’est une courte pièce qui mêle musique et danse dans un univers fantasmagorique unique

    A 20H30 à la salle « La Palestre » : Hauts de Scénes Chansons célébre ses 10 ans avec un concert « hommage à Allain Leprest » avec Juliette Quinten, Marianne de Malakoff, Janick Bouchoucha en première parie et un concertt de Yann Denis en seconde partie. Cette soirée sera précédée dans l’après midi à 14H d’une rencontre  Chorales et à 19H d’un buffet pour marquier les dix ans de cette association. 

    Dimanche 18 Mars 2012-03-11 A 17H à Saint Remy : Concert de l’ensemble Jheronimus au profit de l’association « Orgues de Vanves »  avec  des œuvres de Couperin, Sampra et Marais….

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : DE LA DERNIERE FOIRE AGRICOLE A LA DERNIERE FERME VANVEENNE

    Comme nous le faisons chaque année, à l’occasion du salon de l’agriculture, le Blog de Vanves rappelle à ses lecteurs fidéles que la dernière ferme de Vanves a été remplacée en 1970/71 par un garage qui appartenait à un certain « Jojo de Vanves », Georges Munier, qui nous a quitté voilà un an, et que notre commune a accueillit une foire agricole entre les deux guerres (du XXéme siécle) .

     

    La dernière ferme de Vanves se trouvait à côté du Pére Tranquille et presqu’en face du Rosier Rouge, le long de l’avenue du Général de Gaulle, où de nombreux petits commerces, aujourd’hui disparus, créaient un lien social que beaucoup regrettent. Il y avait une boutique où la grande mére Picherit, de la famille qui tenait cette ferme, vendait du lait, de la créme, du fromage, avec un logement au dessus qui était devenu le bureau du garagiste. Une grande allée donnait d’un côté sur une étable de 25 vaches, des cabanes à lapin et une porcherie, et de l’autre sur des fosses pour le fumier, le tourteau pour les vaches et un tas de pailles que ces fermiers allaient récupérer dans les fosses de l’école militaire et autres bâtiments militaires. Les vaches allaient paître, prés du Boulevard du lycée où il y avait un champ ou un terrain vague à la place des immeubles actuels au carrefour avec l’avenue du Général de Gaulle. Georges Munier a apporté un témoignage très vivant dans « Paroles Vanvéens » recueil collectif  réalisé par Pierre Meige (Edt du Bout de la Rue ) sur son installation : « Je me lance dans l’aventure et décide de monter mon garage à la place des étables et de la boutique. J’ai passé tous mes samedis et mes dimanches pendant un an à transformer les bâtiments pour qu’ils ressemblent un tant soit peu à un garage de banlieue qui se respecte » racontait il. « J’ai cassé à la main, la fosse à purin, la fosse à pulpe, la fosse à fumier, les cabanes à lapin, et la porcherie. Je me rappelle le premier jour d’ouverture : il y avait encore deux poules et cent tonnes de gravats »

     

    Vanves a accueilli aussi une foire agricole dont parlait « Le petit journal Agricole » entre les deux guerres mondiales, avec des photos notamment d’un lot de vaches flamandes attendant le passage du jury ou d’un cheval examiné par ledit jury ou encore d’un lot de bêtes vendues attendant leur départ à l’abattoir. Elle se tenait pendant plusieurs jours dans toute la ville, où les produits agricoles et de l’élevage dominaient. Il est  vrai, qu’hormis quelques pépiniéristes et fleuristes, « son territoire n’a jamais permis de faire de la culture intensive. Ce ne sont pas ses 500 ha de territoire qui pouvaient la ranger parmi les grosses productrices de céréales. Il y a pourtant des traditions rurales à Vanves » reconnaissait le journaliste de l’époque en rappelant le souvenir des vignes remontant à 998, l’élevage développé par les moines de l’abbaye de Sainte Geneviève à qui appartenaient les terres de Vanves, la fabrication du beurre… « Ce sont ses raisons qui l’ont aménée à accueillir une foire agricole qui rassemblait de nombreux cultivateurs des environs venus admirer et trouver tout ce qui leur était nécessaire comme outillage, matériel, graines, semences, chevaux, volailles, bœufs, vaches laitières, moutons, et porcs ».

     

    Ainsi cette foire de Vanves  s’est étalé du 18 Juin au 16 Juillet 1922 avec nombreux concours, animations, expositions qui se déroulaient sur tout le territoire de la commune : Une exposition d’horticulture place de la République, de vaches laitières et autres animaux place (square maintenant) Etienne Jarrousse, avec concours de chiens de beauté  de beurres et fromages. De nombreux prix étaient remis dont celui de la ville de Vanves, avec des médailles de M.Pic, maire de Vanves etc…. Plusieurs animations étaient programmées tout au long de ce mois : courses à pied, à bicyclette de Saint Remy à la Vallée de Chevreuse (aller-retour) qui attiraient 120 participants, fêtes enfantines, défilé costumé des enfants et goûters, bals organisés par la Caisse des Ecoles, le Patronage Laïque, la Jeunesse Républicaine, les colonies scolaires, la Société Scolaire du Secours Mutuel, l’association philomatique… Cette foire de Vanves qui s’est renouvelé en 1923 avec un défilé musical, puis en 1924  avec une exposition industrielle et commerciale n’avait d’agricole que le nom, puisque de nombreuses animations s’y étaient ajoutées. Mais c’était bien avant qu’un salon de l’agriculture et une Foire de Paris ne soient organisé tout à côté.

  • VANVES TERRE D’INNOVATION SOCIALE : ROSIER ROUGE

    L’événement de l’année passée à Vanves aura été l’innovation sociale. Tout d’abord avec  l’installation et l’ouverture de la première maison relais de l’association Simon de Cyréne. Ensuite avec  l’évolution importante entamée par le Rosier Rouge avec son projet d’accueil des malades en plus des familles et celui de sa résidence sociale. Enfin  c’est l’occasion de constater que le cœur de l’action sociale de Vanves s’est déplacé finalement de la rue Aristide Briand (avec le bâtiment de l’ex-CPAM, ses maisons de retraites, son institut Lannelongue,  ses créches et sa PMI) à l’avenue du Général de Gaulle et de la rue d’Issy où se trouvent cette Maison relais et ce foyer du Secours Catholique. Commençons par le Rosier Rouge dont le projet de résidence sociale a fait l’objet d’une réunion publique animée et d’une table ronde sur l’évolution de ses missions avant la trêve des confisseurs

     

    I - LE ROSIER ROUGE S’EPANOUIT

     

    Emma Canatar est depuis quelques mois directrice opérationnel du Rosier Rouge alors que Pierre Nicolas est devenu directeur territorial dans le sud 92 en ayant la responsabilité de 3 maisons de ce type dont un établissement pour autistes (Jacques Descamps à Bagneux), un autre pour les familles mono parentales (Bethléem à Souzy la Briche) et des deux centres gérés par AU 92  appelés à être remplacés par 2 maisons Relais

     

    « Nous sommes dans la continuité de ce que l’on a engagé voilà déjà plusieurs dizaines d’années et que nous allons bousté un peu plus sur deux objectifs : accueillir davantage de malades et offrir dans le parcours de soins du malade, des étapes, des relais au Rosier Rouge. Et créer une résidence sociale qui permette de répondre à des besoins particulier des personnels hospitaliers qui sont nos partenaires habituels et qui ont de grosses difficultés à se loger, surtout les plus bas salaires, en région parisienne, avec un turn over tès important et des difficultés pour attirer le personnel » indique Piere Nicolas. Le Rosier Rouge accueille en moyenne 5500 personnes à l’année avec un turn over assez important, des personnes venant des DOM-TOM, de provincen, voire un peu de l’étranger, pour des séjours qui varie de 2 nuits à 2 ans, la durée moyenne étant une semaine.

     

    Ainsi que 20 à 30 malades du cancer, car les modalités thérapeutiques nécessitent des lieux comme celui-ci pour les accueillir, entre deux cures. Ils n’ont plus de raisons d’être à l’hôpital entre les radiothérapies, ce qui explique le soutien de l’INCa (Institut National du Cancer). Dans certaines situations,  il acueille des malades qui bénéficient de l’hospitalisation à domicile – 8 patients durant l’année passée -  les soins étant donné au Rosier Rouge par l’association Santé Service qui est un organisme spécialisé. Les soins plus légers sont réalisés par l’infirmière coordinatrice  et le médecin traitant.  « Les bénévoles  (50) et le personnel (20) étaient très inquiets d’acceuillir des malades de plus en plus lourds. C’est pour cela que le fait d’avoir un médecin et une infirmière les rassurent car s’il y a un problème, ils peuvent être joint » explique Emma Canatar qui fait remarquer que ce n’est pas nouveau : « Nous accueillons déjà depuis un certain nombre d’années des malades et cela va en augmentant, avec maintenant beaucoup de demandes. Et nous ne pouvons pas refuser cette population, car ses malades passent moins de temps à l’hopital où cela coûtre cher ».

     

    Le Rosier Rouge a sécurisé le dispositif pour recevoir ses malades qui suivent des traitements lourds (pour lutter contre des cancers) grâce à cette  informière coordinatrice et un médecin traitant qui assurent le lien avec l’hôpital et le contrôle de l’évolution de la santé du malade pendant son séjour. « Nous permettons en même temps à des gens qui ne nécéssitent pas de soins permanent, de vivre un cadre plus stimulant, ouvert à une vie collective, et qui n’auraient pas la possibilité de le faire à l’hôpital. Mais cela un coût ! » reconnait Pierre Nicolas qui pose les termes du débat qui dure depuis 20 ans  :  « Privilégie t-on l’action social (accueil des familles) où est-ce que l’on considére que cette expérimentation peut contribuer à diminuer certaines dépenses de l’assurance maladie. Et la CNAM fait semblant de ne pas savoir. Nous voudrions profiter de la création des agences nationales de santé pour faire justement le lien entre le sanitaire et le médico social, pour essayer de dégager un budget permetant un financement de cette activité, indépendamment de l ’accueil des familles qui restent d’actualité ». 

     

    Enfin, le Rosier Rouge devrait s’étendre avec ce projet de résidence sociale : « On se doutait bien qu’installer un bâtiment aussi important dans un quartier comme celui là, allait interpeller les voisins. Maintenant, il faut que l’environnement prenne en considération les besoins de la société à Paris et sa région, d’accueillir et d’héberger à des prix raisonnables des personnes actives (infirmères, aides soignantes…). Sur l’aspect architectural, on est tous tombé d’accord pour qu’il y ait des améliorations » indique Pierre Nicolas en précisant que cette résidence sera ouverte sur le quartier avec une créche, une salle de réunion et d’autres activités ouverte aux riverains. « On souhaite intégrer ce lieu qu’il ne faut pas prendre comme une enclave, ses habitants bénéficiant des prestations communales comme les autres, tout en apportant un plus à la commune grâce à ses activités et services proposés et prévues ».